Les réseaux sociaux au service des patients

Les études scientifiques fondées sur l’analyse des données de vie réelle issues des réseaux sociaux se multiplient. Mesurer l’impact des maladies sur la qualité de vie, identifier des effets indésirables ou détecter des mésusages du médicament, via l’analyse de données anonymisées présentes sur Internet, peut contribuer à une meilleure prise en charge des patients et à prévenir des maladies.

Pionnière dans ce domaine, la start-up Kap Code, issue de l’entreprise Kappa Santé, est spécialisée dans l’analyse des réseaux sociaux pour évaluer les expériences patients autour des médicaments et des maladies. Trois questions à Adel Mebarki, Directeur Général Adjoint.

Comment s’effectue l’analyse des données de vie réelle issues des réseaux sociaux ?

Adel Mebarki. – Kap Code a lancé en mars 2017 la solution
« Detec’t » pour rechercher des signaux sanitaires sur les réseaux sociaux. Les patients échangent et rapportent sur les forums de discussion, sur Facebook ou Twitter, leur vécu sur leurs pathologies, traitements et parcours de soins, créant ainsi une gigantesque source d’informations qu’il n’est plus possible de négliger. Le logiciel Detec’t réalise une veille des forums de discussion et des fils Twitter et détecte les éventuelles alertes sur des médicaments.

Adel Mebarki, Directeur Général Adjoint de Kap-Code
Adel Mebarki, Directeur Général Adjoint Kap-Code

Qu’apportent les études et la veille épidémiologique des réseaux sociaux par rapport aux dispositifs plus classiques ?

AM. – Les données générées par les réseaux sociaux constituent une source complémentaire d’information dans le circuit du médicament. Les résultats de leur analyse ne remplaceront pas les études plus classiques. Mais les avantages des études sur les réseaux sociaux sont nombreux : plus rapides (gain de temps de 24 mois en moyenne), moins coûteuses. En outre, elles évitent « l’effet blouse blanche », autrement dit le fait que le patient ne se livre pas complètement aux équipes médicales, versus la spontanéité que l’on constate sur les réseaux sociaux.
Des effets indésirables détectés grâce aux réseaux sociaux ont été comparés à ceux mis en lumière avec des études classiques. Les résultats concordent. Les études épidémiologiques via l’observation et l’analyse des réseaux sociaux vont se généraliser, cela ne fait aucun doute et ce, pour le bénéfice des patients.

A ce sujet, le Healthcare Data Institute publiera à partir du 15 novembre un livre blanc qui offre une vision détaillée de l’usage des réseaux sociaux en santé.

En quoi consiste votre partenariat avec Sanofi ?

AM. – Nous avons une relation privilégiée avec Sanofi depuis 3 ans. Nous avons ensemble plusieurs projets en cours. Récemment, nous avons mené pour Sanofi un test pilote de fonctionnalités pour évaluer un projet d’agent conversationnel destiné à renforcer la sensibilisation des professionnels de santé au bon usage des médicaments de prescription complexe. Kap Code a également intégré le Plan PME & Startup de Sanofi, un dispositif dédié à l’accélération du développement des PME et startups. Dans ce cadre, Sanofi met notamment à disposition un programme de formation de nos collaborateurs. Notre partenariat a d’ailleurs été récompensé par la mention spéciale du Jury aux « Village Awards » du Village by CA, en juin 2018.

 

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