Innovation

Sophie Lagrange, femme de sciences,
femme d’excellence

A l’occasion de la Journée Internationale de la Femme, Sanofi donne la parole à l’une de ses chercheuses : Sophie Lagrange, Responsable de l’Unité de recherche Tuberculose, au sein de l’Aire Thérapeutique Maladies infectieuses à Marcy-l’Étoile, l’un de nos 6 sites de Recherche & Développement, en France. Sophie a été distinguée par la Fondation Bill & Melinda Gates pour sa contribution majeure aux efforts de recherche contre la tuberculose au sein du programme « Tuberculosis Drug Accelerator (TBDA) ».

Loin d’être une maladie du passé, la tuberculose est un problème de santé publique qui touche tous les continents. Cette maladie est la première cause de décès dû à un agent infectieux dans le monde, après le sida1 ! En 2015, 10,4 millions de personnes ont développé la tuberculose et 1,4 million en sont mortes. Le traitement est long et fastidieux2 et l’émergence depuis plusieurs années, de cas résistants aux traitements actuels est inquiétante : près de 480 000 personnes ont développé une tuberculose multi-résistante.

C’est à partir de ce constat alarmant que la Fondation Bill & Melinda Gates a créé en 2012 le programme TBDA. Objectif ? Mettre au point un modèle innovant pour accélérer la recherche de nouveaux médicaments efficaces contre la tuberculose. Le programme TBDA rassemble ainsi huit laboratoires pharmaceutiques et des partenaires académiques, qui mutualisent leurs compétences et leurs découvertes pour faire avancer la recherche.

La distinction que Sophie a reçue par la Fondation Bill & Melinda Gates témoigne de la contribution majeure de Sanofi et plus particulièrement de notre Unité de recherche Tuberculose dans la découverte de nouveaux traitements anti-tuberculeux. C’est une source de fierté et de grande motivation qui renforce notre engagement dans le programme TBDA afin de découvrir de nouveaux traitements pour les patients en attente de solutions thérapeutiques adaptées.

Cette reconnaissance démontre également avec force que les femmes peuvent jouer un rôle déterminant et contribuer aux progrès scientifiques dans un secteur encore largement dominé par les hommes. Et pour cause : seulement 30% des chercheurs dans le monde sont des femmes. Il suffit pourtant parfois d’une rencontre, de beaucoup de détermination et de passion pour aller jusqu’au bout de sa vocation, à l’image de Sophie.

Certes, le parcours est parfois encore semé d’embûches pour les femmes (idées reçues, conciliation vie privée / vie professionnelle, etc.), mais force est de constater que de nombreuses entreprises se mobilisent pour faire avancer la cause de la mixité, gage d’une meilleure performance. Chez Sanofi, nombre d’initiatives sont ainsi déployées, notamment grâce au Wo&Men@Sanofi. Ce réseau très actif au sein de notre entreprise rassemble les femmes et les hommes de toutes les fonctions autour d’événements, afin de créer des opportunités de connexions internes et externes (InterElles).

Alors, un seul mot d’ordre pour toutes les jeunes femmes qui souhaitent s’orienter vers une carrière scientifique : « Foncez ! Allez-y ! – encourage Sophie. « Pourquoi une femme ne pourrait pas embrasser une carrière scientifique ?  Et je dirai la même chose à un homme, d’ailleurs !! ».

Références :
(1) Organisation mondiale de la santé, Tuberculose, Aide mémoire n°104 | Mise à jour mars 2016 ; consulté le 30 août 2016
(2) Multithérapie de six mois, pouvant aller jusqu’à 24 mois en cas de tuberculose résistante.